Saintélyon 2019, de la boue à gogo

C’était l’un des derniers rendez-vous de l’année pour Run Valserine, les participants n’ont pas été déçus par les conditions dans lesquelles les éprouvent se sont déroulées…

J ‘ai toujours été dubitative face à ces courses dans la boue, quel plaisir peut on avoir à courir dans de telles conditions?
Et c’est donc l’ame terriblement angoissée mais presque joyeuse que j ‘ai retrouvé mes compagnons d’infortune à la halle tony garnier pour un départ en navette vers sainté.je les ai abandonné pour retrouver mes cousins/ cousine qui la faisait en relais à 4et les ai rejoints sur la ligne de départ l’estomac complètement noué ,nous avons attendu une crêpe 1h30 que je n’ai même pas fini.mais cependant j’ai passé un très bon moment en famille.
l ‘ambiance est particulère; il fait doux voire même chaud ( ça n ‘allait pas durer). Nous franchissons l’arche de départ à minuit tout pile.Jacques nous a très vite laché et jean michel et jean marc sont restés en retrait.on est bien on avance un peu lentement à mon goût. Je me fais alors recadrer par mes anges gardiens…( réellement on aurait pu aller un poil plus vite).la route est longue; faut pas trop s’emballer. Très vite la pluie arrive. On traverse de beaux hameaux et la première partie se déroule pas trop mal.ravito de saint christo on recharge les gourdes; les deux autres fois je l’avais zappé mais là on est humide et le thé chaud me réchauffe, j’ai compris ou pris enfin conscience que ça allait être dur. J’ai toujours mal à l ‘abdomen et la douleur irradie vers le dos. Patrick m’épate et nous sèche dans les montées. On avance tranquillement et effectivement un coup de mieux; ça devenait plus facile j’allonge la foulée et entend bien vite jeff me dire: tu nous mets la zermie; personne ne suit derrière mais j’ai pas souvenir de ma réponse un peu sèche, je vous l’accorde.
La douleur augmentait et fallait pas trop trainer… arrivée à Sainte-Catherine, j’étais congelée. J’essaie de me frayer un passage du haut de mes 1m60 ,c’est pas facile à coté de gus qui mesurent presque tous au moins 20 cm de plus. Je recharche la gourde en thé brulant .ce ravito c’est l’horreur; du monde ,même pas un petit espace où se mettre à l’abri; on patauge dans la boue.
A la sortie je décide de prendre un advil ;que c’est difficile d’ouvrir un sac congelation avec les bouts de doigts gelés.david m’aide. L’advil avalé on esaie de repartir, c’est dur il fait vraiment froid et on est vraiment mouillé. Je mets une sorte de poncho blanc en plastique qui devait me servir au départ pour me protéger de la pluie. Ca ne fait pas tès sportif mais bon,qu’importe !
On retrouve jean marc et on lui propose de continuer avec nous mais il préfère rester dans son rythme. Le brouillard se mêle à la pluie et en plus on ne voit pas grand chose
Jeff rencontre un souci de chaussette me semble t il; je continue en marchant pour ne pas me refroidir et une fois l’affaire réglée gaetan me rejoint et on repart tranquillement.On perd alors jeff et david
On avance plutôt bien malgré la boue mais le terrain est de plus gras; on glisse beaucoup et bien sûr c’était inévitable je chute, mais rien de grave .
on fait le yoyo avec jean marc et patrick
Chaussant :ravito sous la pluie .thé chaud et on repart .Le terrain est de plus en plus détrempé mais on essaie de relancer et ça marche la encore à peu près.
on trottine ;bon gaetan trottine plus vite mais ne veut pas me lacher. je crois qu’il fatigue un peu lui aussi car après une montée je lui propose de repartir mais me répond qu’on va attendre le virage un peu plus loin.ça me rassure.
On perd définitivement jean marc et patrick.
4 kms avant Soucieu ça devient de plus en plus difficile ;j’ai sommeil ,les paupières lourdes et j’ai faim .je pourrais manger une barre mais avec mon gant plein de boue ( de la chute) j ‘ai fait une tentative ;ça croustille sous les dents . c’est pas génial mais surtout j’ai envie de fromage ,de pain et de saucisson.des valeurs sures ,quoi!
Gaetan semble très en forme et moi un peu en hypoglycémie ;le passage de la nuit au jour m ‘est toujours un peu difficile ;le ravito approche lentement…
Soucieu une vraie salle chauffée ,du bonheur ;on se restaure et on se sépare,gaetan repart en courant et moi en marchant.
J’ai un peu de mal ,je prends la moitié d’un gel et alterne marche et trot et puis çà revient
objectif chaponost.on est encore et toujours dans la boue ;des torrents de boue.
je retrouve mes enfants au ravito ,du bonheur de les voir ;il ne reste que 10 kms et même en marchant je finirai
ils sont frais comme des gardons ,je dois donc les calmer et leur imposer mon petit rythme .on glisse toujours un peu et la boue ne nous quitte pas
la montée des acqueducs ,dernier passage en marchant et àprès je trotte lentement mais je trotte et finirai jusqu’au bout en courant. finalement le goudron ,que c’est bon!
L’arrivée approche ,c ‘est la fin enfin…
Je franchis l’arche avec pac et jec, que du bonheur.
elle est pas belle la vie?
c’est toujours un grande émotion qui m’ envahit à cet instant .La libération.
La veille quand on voit l’arche ;on ne sait pas si on va réussir;;tout peut arriver..
Petite déception ,6 min de trop pour passer sous les 11H ,mains néanmoins heureuse d’être finisher
Ce n ‘est pas un course difficile seules les conditions météo la rende compliquée.pour ma part ce n’est ni un trail ni une course sur route mais un beau défi à relever ,le dernier de la saison et surtout comme toutes les fois de bons souvenirs partagés avec le groupe.
Petite pensée pour jean mi;qui nous a attendait derrière la barrière à l’arrivée.Quel dommage!d’autant plus que c’est lui qui nous a embarqué dans cette aventure.
Mais ,l’an prochain tu auras une belle revanche et c’est sûr ,certains d’entre nous ne te lacherons pas.
ET en conclusion pour les courses dans la boue il faut être quand même être un peu taré..

Christelle

Après ma participation aux courses du challenge de l’automne, je me sentais presque prête pour une sainté express. Vanité…Tout avait pourtant bien commencé, ambiance sympa, et surtout un temps idéal pendant 1 heure 30, c’était beau toutes ces loupiottes dans la nuit, je me sentais plutôt bien, et puis voilà, la pluie a commencé, une vraie pluie battante, et ça a duré 5 heures, dans la boue, voir de l’eau jusqu’aux genoux, l’horreur. Et puis le mal de ventre m’a pris et là j’ai vraiment souffert. Et puis tu penses aux coureurs de la sainté Lyon, et tu avances car toi ton calvaire touche à sa fin. Ma super veste a tenu 3 heures quand même, mais faîtes le compte, il en manque encore…Les 10 derniers kilomètres ont été une vraie galère comme jamais je l’avais encore vécue, sans Bertrand je crois que je me serais noyée dans une mare d’eau ou enlisée dans un bois. J’ai passé l’arrivée les larmes aux yeux. Je me demande comment les coureurs de la sainté Lyon font pour boucler leur course, ceux sont des vrais champions, ou des vrais dingues, car moi je n’aurai pas tenu une minute de plus sous cet enfer. Je ne dirais pas « plus jamais », car peut-être que la folie commence à me gagner moi aussi…

Sabine

Comme  ça faisait 10ans pile que j’avais fait ma 1ère Saintelyon je trouvais ça cool de goûter à nouveau!!!
Aussi bien  la dernière fois j’ai eu de superbes
conditions que cette fois  le pronostic météo
s’annonçait  peu engageant…
Mais comme on ne recule pas une fois que l’on s est engagé..Nous voici tous à Lyon pour retirer nos dossards et ensuite prendre la navette pour Sainté…
Une fois sur place et la surprise des fouilles des sacs à l’entrée…certains y laisserons leurs couverts de Baptême..

On s’installe telles des réfugiés par terre pour manger et surtout patienter…
Finalement l’heure arrive pour se mettre en place vers 22h30.On espère partir en fond de 1ère vague voire 2ème…Ben ce sera la 4ème pour un départ pile à minuit.
Il fait bon,il ne pleut pas on se met à espérer…
Ben heureuse ment que l’on ne savait pas ce qui nous attendait!!
On arrive à rester groupée sur le début,ce qui est très agréable..sauf Maître Jacques qui lui a son rythme d’«elite»
Chacun emmène plus ou moins le groupe…
Les sentiers arrivent et tout de suite on sait que ça va être galère…
On devait resté tranquille jusqu’à Ste Catherine km31…Mais c’était sans compter sur la seule féminine du groupe…Qq km av le fameux ravito elle nous a dynamité le groupe..
Je finis par la récupérer et lui dire que ça ne suit plus derrière…réponse si j’y arrive ils sont plus fort donc ils vont revenir…
Je crois que j’y ai laissé des poils de ma moustache de Movember…
Heureusement qu’elle n’a pas confiance en elle..
En repartant de Ste Catherine,on à tous plus ou moins pris un coup de froid de moins bien.Et oui top le ravito non abrité pour les coureurs ..
Et pour ne rien arranger le suivant 10km Après et pareil…
Donc hors de question pour moi de me changer en plein vent..déjà heureusement que David est là pour m’assister.J’ai les mains gelées…faut que j’arrête ces courses dans le froid..c’est pas fait pour moi..
Ce que j’ai vraiment apprécié c’est nôtre partie de course en commun.
Chacun demandant après l’un ou l’autre pour savoir si tout le monde est bien présent après un dépassement,une pause technique…
Et j’ai détesté la boue,la boue,la boue..Et encore la boue…Et tout ce qui va avec..par contre je suis jamais tombé..
Mais à partir du 41ème km,je commence à ressentir une douleur au genou gauche…qui va faire que s’amplifier..bientôt je n’arrive plus à courir en descente.
Le groupe est déjà coupé en 2…bientôt je me retrouve seul,David a raison il doit faire sa course..
Et il me reste 35km pour finir et on peut pas dire que le circuit d’amusement soit ô top…
Comme d’habitude j’avance par étape de 10km..Et c’est une façon de gérer qui me va bien..
Par contre je vous jure «totochement»jamais moins la connu ,la boue comme ça,des rivières de boue…
Et je pense savoir d’où vient le fait que l’on ai  tous aussi mal aux membres supérieurs..On a était constamment en recherche d’équilibre et jamais tu ne peux prendre un rythme de foulées…tu ne fais que glissé..
Arrive enfin le ravito de Brignais à l’abris,mais je suis tellement frigorifié que je  ne peux me déshabiller tout seul…Je tremble,je suis à la limite..le froid même à l’intérieur me fait trop mal…
J’arrive difficilement à prendre un sporténine.
Et je bois du thé et de la soupe et je repart..de toute façon reste 25km,donc 2 étapes de 10…Et c’est encore en mouvement que je suis mieux
Et maintenant il fait jour mais finalement je s ne sais pas si c’est mieux…tu vois mieux l’enfer!!!
Et tu te mets à éviter et puis non ,tu avances tout droit sauf quand c’est carrément une mini mare à boue…
enfin dernier ravito,reste 11km,je sais que je serai finisher
Et puis cette fin de parcours je la connais quasi par coeur…On l’attend cette montée de aqueduc…Ben je l’ai étonnamment bien grimper…Eh oui mon genou ne me fait pas mal en montant ni sur le plat si je marché..
Dernière montée dans le parc et je  vois la  passerelle ,je finis le dernier long km en compagnie d’un coureur et nous voilà parti à rêver de  l’échappée belle.
Je suis quand-même content de passer sous les 12hr…
11hr était largement faisable…Rdv pour les 70ans peut-être…
Encore une belle page personnelle et compagnie des Runvalserine’s…
Jef lo kaf y craint la frè…

Et je voulais dire  aussi que l’organisation était particulièrement réussi cette année.
Rien que pour l’organisation des navettes.
Super travail des bénévoles
Accueil,et les traversées de villages à 3 ou 5hr du mat avec encore des gamins pour encourager..
Et la magie de la nuit  avec ce long serpent lumineux de frontale…surtout quand il est dans nôtre dos…

Jef

Saintélyon

NomTempsCls.Cat.
Jacques10:12:1391668 V2H
Gaëtan10:54:421517480 V1H
Christelle11:06:2716968 V2F
David11:32:552142689 V1H
Patrick11:34:442172232 V2H
Jef11:49:552422793 V1H

Saintéxpress

NomTempsCls.Cat.
David05:37:0085061 V2H
Céline05:42:3395627 V1F
Sabine06:34:58196228 V2F
Bertrand06:34:581962470 V1H

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